Exposition à Villeneuve d'Ascq
Retrouvez
toutes les informations sur le projet "Nicaragüenses"
sur le site : www.nicaraguenses.fr
L'exposition "Portraits de Nicaraguayens" sera présentée à
Villeneuve d'Ascq du 2 a
u 7 mars prochain. Je serai présente tous les
jours de 15 h à 20h, ce qui correspond également aux heures d'ouverture
de l'exposition. Alors si vous souhaitez une petite visite privée de
l'exposition accompagné des commentaires de la photographe, n'hésitez
pas !
Le vernissage aura lieu le 5 mars à partir de 19h. J'espère qu'il aura autant de succès que le dernier même si je pense que la localisation Vieux-Lille est beaucoup plus attractive qu'un endroit que personne ne connaît en métropole... Mais ce serait dommage : cette exposition est présenté dans un lieu totalement dédié, une galerie d'art, et il y a des photos plus nombreuses, en plus grand format et documentées !
Il s'agit pour cette exposition des même photographies que celles présentées à Angoulême en janvier. J'ai cependant repris le texte de présentation afin qu'il corresponde mieux à ce que je souhaite retranscrire à travers cette exposition.
présentée à la Galerie Gilbert Sailly,
Ferme Dupire à Villeneuve d'Ascq (Métro Triolo)
du 2 au 7 mars de 15h à 20h.
Vernissage le 5 mars à partir de 19h.
Présentation de l'exposition
Un artisant-potier qui travaille dur pour l'avenir de sa famille. Des milliers de personnes qui se regroupent pour faire pression sur le gouvernement. Un peinture murale qui décrit la vie de la campagne.
Des portraits d'hommes et de femmes, des lieux, des évenements qui cherchent à retranscrire la vie dans un pays. Des individualités riches de vie et d'expériences, positives ou non, comme c'est le cas de chacun des habitants de cette planète.
Le Nicaragua est un pays dit "pauvre". Pour la première fois de ma vie, j'ai été confronté à la réalité et rien ne ressemblait à ce que l'on avait pu me décrire depuis l'enfance. Passé l'accoutumance aux nouveautés liés au climat et aux infrastructures, la vie semble plus facile, plus claire, plus gaie. Chacun des actes quotidiens semble plus simple. La méfiance est rare, l'ouverture aux autres omniprésente. Le sourire des habitants marque tous les occidentaux de passage.
Comme partout dans le monde, les jeunes Nicaraguayens ont des rêves. Comme partout dans le monde, des hommes et des femmes ont des projets et se mobilisent pour améliorer le lendemain de leurs enfants. Comme partout dans le monde, les Nicaraguayens ont une culture qui leur est propre, qui les renforce, qui les inscrit dans leur histoire. Un combat de tous les jours, mené par des millions de personnes, non pas pour sortir de la misère mais pour améliorer les conditions de vie. La signication pratique est la même mais le poids des mots change tout, profondément.
Je vous présente aujourd'hui un portrait du Nicaragua. On pourrait dresser le même de tous les pays du monde, de la Somalie à la France, chacun avec ses caractéristique propres. Cela permettrait que l'on change de regard sur les pays du Sud qui sont, peut-être, plus pauvres économiquement que la France mais qui ne sont pas, et c'est important, des pays pauvres.
Quelques extraits :
- Filbert, San Juan de Nicaragua, 2009
Filbert habite sur la côte atlantique, près de San Juan de Nicaragua, la seule ville de plus de mille habitants à cent kilomètres à la ronde. Je l'ai rencontré un jour où il venait à la ville pour recharger son portable, il voulait appeler sa sœur. Il vit un peu plus loin, au sein d'une nature généreuse qui lui fournit à elle seule toute sa nourriture, très largement agrémentée des produits de la pêche. Quand il a besoin d'argent, il va travailler dans des plantations de coco. Une de ses phrases m'a marquée : « Vivre ici, c'est comme être au paradis, dans le jardin d'Eden. Ce n'est pas pareil en d'autres endroits ».
- Evert Pavon, Artisant-potier, San Juan de Oriente, 2009
Evert Pavón est artisan potier. Avec toute sa famille, il produit des vases et autres objets décoratifs qu'il va vendre à Granada et dans les marchés. Il y a quelques années, Evert employait plusieurs personnes dans son atelier mais avec la crise économique, les touristes se font plus rares et les ventes baissent. Les quelques associations étasuniennes avec lesquelles il travaillait ponctuellement ont quasiment cessé leurs activités. Malgré tout, Evert se bat pour payer les études universitaires de ses enfants : sa fille aînée travaille et se forme dans l'informatique, la seconde fait des études d'infirmière. Un de ses fils vient de passer le baccalauréat. Il choisira sa filière en fonction des possibilités financières de la famille. Il voudrait être architecte.
- Condega, une ville des montagnes du nord, 2009
Condega est une ville moyenne nicaraguayenne typique : trente mille habitants, quelques rues pavées toutes perpendiculaires les unes aux autres et beaucoup de verdure. Sur la photo, les arbres cachent les nombreuses rues. Il faut imaginer le parc central, point de repère et centre d'activité de la ville, où tout le monde se retrouve à la tombée du jour. Le marché, les bus et les taxis s'enroulent autour du parc. Les rues semblent être composées uniquement de commerces. Dans les faits, chacun d'entre eux cache une maison pleine de vie. Marchand de glace, de tortillas, salon de coiffure, cybercafé, papeterie... et malgré la multitude des magasins, la concurrence n'existe pas. Chacun fait avec ses moyens. Personne ne cherchera jamais à détruire l'autre.
